Avis Far Cry Instincts Predator

Cette introduction est un peu un résumé du train-train quotidien que Jack a dans Far Cry Instincts : Predator.

En effet, on retrouve notre bon vieux Jack Carver toujours affublé de ses pouvoirs de prédateur. Toutefois il convient bien de préciser tout de suite que ce FCI : Predator réuni en réalité les deux épisodes Xbox de la franchise : Instincts (sorti il y a six mois) et Evolution (sorti en même temps que celui-ci). On se retrouve donc avec deux jeux en un, autant dire que la durée de vie voit sa côte grimper en flèche grâce à cela. Comme les deux jeux se suivent, il faudra se retaper Instincts avant de débloquer Evolution. Un fait qui n’enchantera pas forcément ceux qui l‘ont déjà fini sur Xbox, à moins que ceux-ci ne rusent à coup de cheats… D’autant que les différences avec l’Instincts original sont infimes, les plus grosses (et seules !) étant graphiques. On nous annonçait une intelligence artificielle revue, euuuuhhh ?!

Moi je vois toujours les mêmes huîtres qu’avant qui ont toujours le même comportement ridicule. Non mais vous avez déjà vu des mecs de la guérilla qui touchent une fois sur dix un gars allongé et immobile à un mètre de lui ?! Heureusement on notera une légère hausse du QI des ennemis dans Evolution. Ils ont enfin appris à se mettre à couvert, à se cacher dans la jungle ou à balancer très justement des grenades. Je vous rassure, tout n’est pas rose puisqu’on assiste parfois à des aberrations du type « je me prends des marrons dans la face mais j’aime ça alors je reste immobile et à découvert qui plus est ! ».

L’aventure solo est plus intéressante qu’Instincts puisque le level design est beaucoup plus varié. Ce n’est plus « couloir de jungle – ennemis – couloir de jungle – ennemis ». Si au début vous serez le prédateur, par la suite c’est vous qui serait la cible de mortier ou pire de snipers planqués dans leur cahutte de bois avec un brouillard à couper au couteau. Bref, si dans FCI Xbox je m’étais lassé en moins de deux, ici l’action est quasiment tout le temps renouveler. Il y a tout de mêmes des choses risibles, du genre un passage dans une ville que l’on doit (normalement) effectuer en douce, à la Sam Fisher. On préférera passer en force à la bourrin…
Le gros défaut du gameplay vient du manque de précision de la visée, il y a une latence entre le moment où l’on oriente le stick et le mouvement effectif du réticule à l’écran. Cela a pour conséquence de rendre le tir aux mercenaires hasardeux.
far-cry-evolutionPour en revenir aux graphismes, ils n’ont rien de béton, loin de là. Prenez FCI Xbox, passez la résolution à 1280×720, changez deux/trois textures, ajoutez un effet de vagues sur l’eau et paf ! Ça fait des choca… FCI : Predator. Néanmoins l’eau est réellement plus jolie avec des vagues et le fait qu’il n’y ait plus de clipping améliore nettement l’expérience junglistique de Far Cry puisque on se retrouve avec des herbes et des arbres à perte de vue. Enfin, on remarquera dans l’histoire Evolution que les environnements sont diablement plus ouverts et grands. On se surprend à se balader là où on veut. Par exemple au début du jeu, lorsque l’on a un archipel d’îles qui nous est offert, on peut carrément aller dans l’ordre qu’on veut sur toutes les îles avec un simple scooter des mers. Une fois le pied à terre, on sent moins les couloirs de feuillages. Malheureusement ce ne sont pas des prétextes suffisants pour pouvoir qualifier le jeu de next-gen. Trop peu de textures ont été améliorées par rapport à la Xbox, il en va de même pour les modèles. Les personnages en particulier ont toujours un aspect plastique. On notera aussi des baisses de framerate à certains moments, dommage parce que le 60 fps fait du bien par rapport à la Xbox.

Le son n’a pas vraiment évolué, on retrouve les mêmes bruitages et les mêmes doublures. L’ambiance est très bonne, on se croirait presque dans la jungle ou sur une plage selon le moment.
« Multi inusable ! » –
Enfin, quand on trouve des joueurs. Aussi étonnant que cela puisse paraître, j’ai eu un peu de mal à trouver des parties, surtout en match classé. En dehors de cela, on retrouve les mêmes modes (chaos, team chaos, etc…) avec un petit nouveau ajouté (Trouver et sécuriser) et un mode exclusif à la version 360 (Prédateur). En dehors des modes, on retrouve le très puissant et instinctif éditeur de cartes qui procurent une durée de vie énorme et presque illimitée au titre. Je suis tout de même tombé sur plusieurs parties où le lag était bien présent. Par exemple je prenais un jet-ski, j’avançais avec et ce dernier revenait à son point de respawn, me laissant tout seul dans l’eau…

Technique
S’il y a des améliorations, elles ne sont pas suffisantes pour qualifier le titre de next-gen.
Gameplay
Evolution se voit gratifier d’un level design plus recherché et plus ouvert. Instincts reste fidèle à lui-même avec ses célèbres couloirs verts. Le manque de précision des contrôles gâche un peu le plaisir.
Ambiance sonore
On reste dans la continuité d’Instincts en ce qui concerne Evolution. C’est du bon boulot dans l’ensemble. Peut être un peu trop de répétitivité dans les répliques des ennemis.
Durée de vie
Tout simplement énorme. Entre les deux histoires, le live, l’éditeur de carte…
Intérêt
Si vous avez déjà fait Instincts sur Xbox, vous perdez la moitié du solo, à moins de vouloir se retaper la première histoire.
Finalement je suis plutôt surpris (dans le bon sens) par ce Predator. Enfin, surtout par l’histoire Evolution et ses changements qui sont les bienvenus par rapport au précédent opus. Techniquement ce n’est pas franchement ce qui se fait de mieux sur Xbox 360 (on sent le portage à l’arrache) et il y a toujours quelques défaillances dans l’IA. Toutefois on trouve deux jeux en un (enfin pour ceux qui n’ont pas fait FCI Xbox…). À ces derniers je leur conseillerais de l’acheter en occasion puisque vous perdez la moitié du jeu solo tout en payant le prix fort…

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